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COLLECTIONS - Lieu EST Mémoire
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Une réactualisation des figures mythiques chez Alfred Döblin, Jorge Semprún et Vercors
Eva Raynal

Hélène Bruller

Alfred Döblin (1878-1957), médecin allemand antinazi d'origine juive. Jorge Semprún (1923‑2011), jeune résistant espagnol et communiste. Vercors (1902-1991), écrivain et éditeur résistant français. Trois existences bien différentes et dont les chemins ne se sont jamais croisés, mais qui ont en commun le fait d’avoir traversé la Seconde Guerre mondiale par l'exil, la clandestinité ou l'expérience concentrationnaire. Chacun a contribué à la lutte contre le nazisme mais en a également payé le prix. Ainsi, les évènements historiques nous donnent à lire ici un exilé, un déporté, et un résistant devenu par la force des choses porte-parole des revenants des camps. Ces récits — dont certains sont étudiés et comparés pour la première fois — montrent qu’ils ont beau être divers dans leur conception, leur scénario, leur narration et leur style, ils n’en demeurent pas moins marqués par un même traumatisme du déplacement, aussi bien dans leurs allers que dans leurs tentatives de retour. Il s’agit en effet non seulement de surmonter le premier voyage, mais de survivre au deuxième. Comment retranscrire l'aller et accomplir son retour ? Au sein de la marche de l’Histoire, qu’en est-il des individus particuliers ? Chacun à leur manière, Döblin, Semprún, Vercors et leurs œuvres incarnent des situations à la fois personnelles et universelles. Il s’en dégage une extraordinaire volonté de survie, et une formidable capacité d’analyse de soi et de son environnement. Remise en cause des valeurs traditionnelles, quête identitaire, questionnement anthropologique, subversion du discours et des mythes : telles sont les pistes explorées dans ces textes fondamentaux de la littérature européenne et dont les enjeux demeurent d’une troublante actualité. 

Eva Raynal Eva Raynal est née en 1992. Originaire d’Occitanie, elle est docteure en littérature comparée à l’Université d’Aix- Marseille, enseignante en lettres à l’Institut national Universitaire Champollion d’Albi et membre du collectif jeunes chercheurs Migrations et Altérités (MigAlt). Ses recherches portent principalement sur les déplacements traumatiques au sein de la littérature européenne au sortir de 1945.

Hélène Bruller : Je suis née en 1968 à Paris. Diplômée des Arts Décoratifs de Paris, j’ai été directrice artistique d’Hachette Jeunesse, puis j’ai publié mon premier album de bande-dessinée Les autres filles, et à sa suite Je veux le prince charmant, puis beaucoup d’autres jusqu’au plus récent J’veux pas vieillir. Je suis également autrice de guides pour enfants. J’ai écrit le Guide du Zizi Sexuel illustré par Zep, auteur de Titeuf et père de mes enfants, Le Guide du Supermoi, illustré par Charles Berberian. Je suis également créatrice de séries télé pour la jeunesse : Les Minijusticiers (TF1), Toc Toc (France TV). En ce moment j’écris le scénario de mon premier long métrage et ma prochaine bande-dessinée à paraître est une adaptation des Animaux Dénaturés, un de mes livres préférés de mon grand-père, avec au dessin le génial Joseph Falzon, édité par Albin Michel BD.

                

| Octobre 2021 | 14x22 | 324 pages pages | 20 €
ISBN : 979-10-96930-06-7 


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Journaliste Syndicaliste Communiste
Trente-sept ans d'un combat dans l'audiovisuel
Jean-François Téaldi

Préface Hervé Bourges Avant-Propos Marie-George Buffet et Bernard Thibault

Cet ouvrage raconte l’histoire de combats démocratiques et syndicaux (1978/2015) dans l'audiovisuel, menés par ce journaliste-citoyen qui était aussi un syndicaliste et un militant communiste connu.  Au travers son propre vécu l’auteur retrace les évolutions du PAF vu à la fois depuis une station régionale de France 3 et depuis les sièges nationaux. La censure d’avant le 10 mai 1981, l'après 10 mai avec la fameuse « Liste Juquin » et la peur de certains journalistes, la campagne de Balladur en 1995, la censure du NON au traité constitutionnel de 2005, l'affaire de la video off de Sarkozy en 2008… Il révèle les dessous de ses relations conflictuelles mais parfois amicales avec les PDG Guy Thomas, André Holleaux, Xavier Gouyou-Beauchamps, Philippe Guilhaume, Hervé Bourges, Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin.

Jean-François Téaldi a été durant 25 ans le journaliste politique de France 3 Méditerranée. Il raconte les algarades célèbres à l'antenne et hors antenne avec Jacques Médecin, Max Gallo, Christan Estrosi, Jean-Marie Le Pen, Bernard Tapie, Bruno Mégret, Jacques Peyrat... Des émissions qui, vu son engagement contre le FN, contre la mafia des casinos, lui ont valu des menaces de mort et plus tard d'autres menaces après qu'il ait demandé le départ d'Éric Zemmour du service public. Il a présenté le Journal Télévisé, été rédacteur en chef et réalisé des grands reportages dans l'Albanie d'Enver Hodja, lors des guerres en Irak et au Liban. Il démonte aussi les mécanismes de déstabilisation d'un cadre qui dérange.  Il révèle les dessous de ses combats menés lors des grandes grèves de l'audiovisuel, ses rencontres avec Nicolas Sarkozy lors de la suppression de la publicité, ou avec son ami Georges-Marc Benamou. Il a été vice-président de l'Organisation des Journalistes en charge des libertés de la presse et a mené nombre de missions de par le monde notamment en Algérie en 1993 lors des assassinats de journalistes, il évoque aussi ses ennuis avec un procureur niçois ou avec la principauté de Monaco.  Hervé Bourges écrira en autres dans sa préface : «… avec les responsables successifs de FR3, Antenne 2, puis France Télévisions, Jean-François Téaldi tire une chronique haletante et forte : ancrée dans son expérience et son jugement personnels, relatant les combats et les coups bas, les échecs et les succès, les évidences et les incertitudes.

Jean-François Téaldi : né en 1952, adhère au PCF en 1968 dont il sera membre du Conseil National, conseiller municipal de Cagnes-sur-Mer, il fut membre des conseils de campagne de Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles de 2007 et 2012.

| mars 2017 | 16x24 | 384 pages | 23 €
ISBN : 978-2-915293-90-6 


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Une Étreinte du vent, Chili
L’Évasion d’un jeune résistant à la dictature
Ricardo Alfonso Palma-Salamanca

Cali Bruno

Cet ouvrage est le récit jour après jour de l’évasion en hélicoptère de quatre opposants à la dictature chilienne, membres du groupe résistant « Front Patriotique Manuel Rodríguez » (FPMR), écroués dans la Prison de Haute Sécurité de Santiago du Chili. Ces pages décrivent la préparation de l’évasion et nous présentent sans fard ni artifice les protagonistes. Nous revivons la vie quotidienne de ces hommes marqués cruellement par la séparation d’avec leurs familles, leurs amours, leurs enfants, ce qui donne une dimension romanesque et dramatique à ce témoignage. Leur vie est à la fois hasardeuse et très organisée, et l’opération « vol de justice » se planifie de façon méthodique. L’armature du récit est la recherche des moyens nécessaires à l’exécution de ce projet, à commencer par le choix de l’hélicoptère et le recrutement de son pilote. Cette histoire nous tient en haleine, où nous voyons se dessiner la naissance d’une écriture et d’une œuvre à venir. Le préfacier Cali écrit : Ce récit m’a brûlé. Les plus belles histoires ne sont-elles pas celles que l’on a vécues ? Ici, la mort ne fait plus peur. Ici, la mort n’est jamais très loin. Et rajoutera plus loin : Le livre de Ricardo Alfonso Palma-Salamanca nous offre des armes. Il distribue les couteaux. Il allume les torches. À lire dans l’urgence.

Ricardo Palma Salamanca (Chili, 1969), ex-guérillero, photographe et écrivain chilien. À 16 ans il rejoint le FPMR, groupe résistant qui prône la lutte armée contre la dictature chilienne de Augusto Pinochet et la Junte, installée après le renversement du président Salvador Allende suite au coup d’État militaire de 1973. Après 17 ans de dictature, en mars 1990, le général Pinochet remet le mandat présidentiel à Patricio Aylwin. L’ancien dictateur reste Commandant en chef de l’armée. Soupçonné en ces années de l’exécution de l’idéologue de la Junte, Ricardo Palma est arrêté et jugé sous la loi antiterroriste édictée sous Pinochet (et encore d’actualité) et est condamné à perpétuité. Lors d’une spectaculaire évasion en hélicoptère, lui et trois autres membres du FPMR sont libérés fin 1996. Il s’installe ensuite au Mexique sous une fausse identité. Auteur de plusieurs ouvrages littéraires, en avril 2018 il est incorporé à l’unanimité à la Société des écrivains du Chili. Il arrive en France en 2017, et depuis fin 2018, vit libre sur le sol français, sous le statut de réfugié.

| Mai 2019 | 14x22 | 256 pages | 25 €
ISBN : 979-10-96930-01-2 


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Le Spectre de la Terreur
Ces Français auxilliaires de la Gestapo
Sylvie Altar - Régis Le Mer

Michel Noir suivi de Regard sur le Mal Jacques Pellet

Dans la mémoire collective, si Lyon est le symbole de la Résistance elle est aussi le siège de la Gestapo et de la Milice où Klaus Barbie et Paul Touvier se sont distingués par leur sauvagerie. Mais qui se souvient de Francis André, l’autre « boucher de Lyon » ? Évoquer les événements dramatiques qui ont meurtri la région dans les derniers mois de la guerre, c’est forcément croiser la sinistre route de Francis André. Charles-Francisque André ou Francis André est né le 25 février 1909 à Lyon, et sera fusillé le 9 mars 1946 au Fort de la Duchère en tant que collaborationniste, chef de la Gestapo française dans la XIVe Région, celle de Lyon. Son surnom, Gueule tordue — dû à une paralysie faciale, suite à un accident de voiture au moment de l’adolescence —, restera associé à un homme à l’engagement brutal. Membre du PPF, il adhère sans réserve à l’idéologie doriotiste qu’il concrétise sur le Front russe par son engagement dans la LVF. À son retour en 1943 à Lyon il devient chef du MNAT et de la Gestapo française. Agissant autant par conviction politique que par cupidité, il sous-traite les exactions nazies. Il utilise sans réserve les mêmes méthodes bestiales et les mêmes moyens policiers que Klaus Barbie à l’encontre des résistants, des communistes, des francs-maçons et des juifs. Chef d’orchestre de la répression et des persécutions, il dirigera entre 1943 et 1944 une équipe qui opère le plus souvent en toute autonomie. Fin août 1944, il suit dans leur fuite les Allemands jusqu’à son arrestation en Italie en 1945.

Au jour le jour, les crimes, les trafics commis sous couvert de répression légale, sont décrits le plus fidèlement possible. Ce foisonnement de réalisme est permis grâce au travail méticuleux des auteurs dans de très nombreuses archives dont celles de la collaboration, de la police et de l’épuration. Dans une perspective volontairement socioanalytique, cet ouvrage déplace le curseur de lecture du côté des bourreaux. Par ce prisme, il est possible de décrypter autrement et avec exactitude le vécu des Lyonnais pendant la guerre. Il permet de découvrir le caractère massif et rapide de la répression et des persécutions tout en montrant l’acharnement qui s’inten- sifie avec la défaite qui se profile. En évoquant l’itinéraire meurtrier et sanguinaire des bourreaux, on s’attache en réalité à parler des victimes. Les auteurs ont eu à renseigner les familles des victimes sur le devenir de leurs aïeux. Enfin, ce livre est un concentré de la violence libérée en France, exercée par des Français, en grande partie contre des Français, dans une ville si loin des lignes de front de l’Europe en guerre. Ainsi, cette étude à l’échelle locale analyse le dispositif sécuritaire mis en place dans l’Europe occupée.

Rédiger la biographie d’un salaud et de ses hommes de main est un moyen de parler sans détour des victimes et de montrer au plus près de leur vécu les tourments, les souffrances physiques et morales qu’elles ont subis.

Sylvie Altar née en 1965 est enseignante. Docteure en Histoire, elle est membre associée du LARHRA (Université Lyon 2). Elle travaille depuis plus de 10 ans sur la micro-histoire des persécutions des Juifs et sur la répression allemande à Lyon et plus largement en France. Ses interventions et ses publications s’intéressent également à mettre en perspective la vie des juifs en France et à Lyon avant la guerre et le retour des rescapés. Son dernier livre : Être juif à Lyon et ses alentours 1940-1944, Éditions Tirésias-Michel Reynaud

Régis Le Mer est documentaliste et archiviste au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) à Lyon. A publié Francs-maçons résistants, Lyon 1940-1944, Imprimeurs clandestins à Lyon et aux alentours, aux Éditons Mémoire Active, René et Marguerite Pellet, de la pédagogie à la résistance, Éditions Tirésias-Michel Reynaud, et avec Pierre Chevillot, Les couleurs des années noires, les photographies de Paul-Emile Nerson, Lyon 1928-1945, Ed. PUG.

| juillet 2020 | 14x22 | 420 pages | 28 €
ISBN : 979-10-96930-03-6 


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La grande maison de brique rose
La mémoire dans l’attentat de l’OAS contre André Malraux (1962)
Delphine Renard

 

Delphine Renard retrace ici l’aventure d’une maison hors du commun, véritable concrétion de l’histoire de sa famille, où elle a elle-même grandi et qui fut marquée par la présence d’André Malraux entre 1945 et 1962. Jusqu’à ce qu’explose une bombe posée par l’OAS le 7 février 1962, peu avant la signature des accords d’Évian et la fin de la guerre d’Algérie. La petite Delphine, âgée de quatre ans et demi, y fut grièvement blessée.

Elle a retrouvé des correspondances et journaux intimes de ses grands-parents et d’autres personnages qui furent à l’origine de la construction de cette étonnante maison des années trente, d’allure vaguement hollandaise, située entre Roland Garros et le Parc des Princes en bordure de Paris. Elle montre comment se tissent les destins de ceux qui viendront à en être commanditaire, propriétaire et habitants, en passant par l’inévitable occupation allemande. L’histoire d’une famille tourmentée s’y joue, faite de drames, de secrets d’alcôve mais aussi de grandes passions…

 

| Janvier 2014 | 14x22 | 128 pages | 12,50 €
ISBN : 2-915293-78-3 


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Chambre S 10

Béatrice Houchard

    Un ancien ministre du général de Gaulle vit ses ultimes jours dans sa « cage », la chambre S10 de l'Institution nationale des Invalides. « Marche ou crève » répète-t-il. Peu à peu, il rend les armes et s’en remet au destin que sa famille a ordonné pour lui. Pour la première fois de sa vie, il lâche prise. Sans doute a-t-il décidé que c’était fini. L’amitié d’une poignée d’amis tente d’alléger ces derniers jours. L’auteure, qui l’a connu trente ans plus tôt quand elle était jeune journaliste et lui maire de Blois, oscille entre la révolte contre la dureté du sort qui lui est fait, et la douceur des souvenirs d’une autre époque.
    Nous voyons s'entrecroiser le récit d’une fin, celle du grand homme, et les premiers pas de la carrière d’une journaliste dans une petite ville des bords de Loire où les rois jadis ont régné. Chambre S10 effectue des allers-retours entre les derniers jours de l’ancien résistant du réseau « Brutus », déporté à Buchenwald, ministre, député, président de la région Centre et autres postes prestigieux de la République, et l’itinéraire de cette jeune femme qui a découvert, à travers lui, la réalité de la politique sur le terrain.
    Avec colère et douleur, dans une ultime scène où est saisissante et insupportable la condition faite à cet homme, l’auteure écrit : « Vous qui étiez si lumineux, j’avais peur de vous voir vous éteindre. » Dans un style enlevé, précis, concis, elle s’insurge contre le sort fait trop souvent aux personnes âgées que l’on traite comme des enfants et dépossède d’elles-mêmes, jusqu’à leur confisquer leurs papiers d’identité. Et retrace parallèlement, dans un récit critique et savoureux, le journalisme d’une époque déjà lointaine où Internet n’existait pas.

| Janvier 2013 | 14x22 | 72 pages | 10,20 €
ISBN : 978-2-915293-75-3 


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Dawson île 10
Un camp de concentration sous Pinochet
Sergio Bitar

Préface Miguel Littin Avant-propos Isabel Allende

Dans son avant-propos Isabel Allende plante d’entrée le décor de Dawson île 10, Un camp de concentration sous Pinochet : « Les pages qui suivent illustrent parfaitement l’histoire ensanglantée de notre République, tout comme l’expérience concentrationnaire dont Sergio Bitar fut témoin et victime. » Nous faisons ici et maintenant une plongée dans l’univers répressif de la dictature chilienne, au lendemain du coup d’État du 11 septembre 1973. Ces pages sont écrites dans un style minutieux, à vocation de témoigner, de laisser trace dans l’histoire, et de raconter le quotidien — d’instant en instant — de l’univers concentrationnaire du camp de Dawson île 10. Ce récit révèle avec détermination l’acharnement des militaires à déshumaniser ces anciens responsables politiques de l’Unité populaire, trop connus pour être « disparus », et qui subiront jusqu’à l’épuisement : la violence, le désespoir… C’est une chronique sur les détenus mais aussi sur leurs geôliers dans une description sobre et scrupuleuse.

Comme le constate Miguel Littín dans sa préface : « J’ai compris alors l’essence même du livre de Sergio Bitar : aux expériences de leurs geôliers, les hommes de Dawson firent face avec loyauté et fermeté, à la violence ils opposèrent l’humanisme, à la brutalité, la culture, et cela avec une cohérence telle qu’ils finirent par désarmer leurs oppresseurs. »

Cet ouvrage certes fait acte de mémoire mais aussi est l’outil essentiel de la reconstruction et de la transition démocratique du Chili et contribuant à cicatriser la profonde blessure de son peuple.

Sergio Bitar né le 30 décembre 1940 à Santiago du Chili, ministre dans le gouvernement du président Salvador Allende. A été ministre dans divers gouvernements de l’après Pinochet.

| février 2017 | 14x22 | 278 pages | 20 €
ISBN : 978-2-915293-91-3 


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Alger 1957 la ferme des Disparus

Jean-Philippe Ould Aoudia

préface Alain Ruscio

Où sont enterrés les corps des 3024 personnes torturées à mort par l’armée française pendant la « bataille » d’Alger en 1957, violant ainsi les lois de la guerre et de l’humanité ? Pour dissimuler cette barbarie, ces milliers de corps ont été subrepticement enfouis avec la complicité d’activistes coloniaux.

À travers une investigation minutieuse, l’auteur cherche à redonner à ces Disparus, dépossédés de leur identité et de leur sépulture, figures absolues de l’appartenance à la communauté de l’Homo Sacer, une trace dans l’Histoire de la France et de l’Algérie.

Honorer le souvenir des victimes, saluer la dignité de leurs descendants, aider les familles à faire le deuil d’un proche à l’existence toujours niée, contribuent à réconcilier ces deux pays.

Au moment où les passés coloniaux et l’autorité des anciens maîtres du monde sont questionnés, il est temps que vérité soit dite sur cette infamie.

 

Jean Philippe Ould Aoudia est né le 4 septembre 1941 à Alger, il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux Éditions Tirésias. Il préside l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons qui honore l’œuvre et la mémoire de six dirigeants des Centres sociaux éducatifs – créés par Germaine Tillion dont les cendres entrent au Panthéon en mai 2015 –, assassinés par l’OAS sur leur lieu de travail et dans leur mission d’éducation. Il a défendu l’action politique de son grand-père en Algérie et sa mère Pied-noir mariée à un Indigène, faite de combats contre le racisme.

| avril 2021 | 12x15 | 96 pages | 8 €
ISBN : 979-10-96930-07-4 


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Au travers des murs du cachot
Thomas Bernhard auteur-bâtisseur
Jean-Marie Winkler

L’écrivain Thomas Bernhard (1931-1989) se plaisait à évoquer son « cachot », une ferme dans un hameau en Haute-Autriche. Il en avait fait l’acquisition pour se retirer hors du monde, afin de se consacrer à son art. Comme dans les romans, la bâtisse deviendra le lieu de l’écriture et de la pensée. Pour un auteur lourdement endetté, elle sera aussi l’incitation à écrire. Au fil des années, l’écrivain se fait bâtisseur, inscrivant dans l’ordonnancement des lieux et des choses les traces muettes de sa pensée. La présence obsédante du grand-père maternel, écrivain du terroir et éveilleur du jeune enfant au monde des lettres, confère au lieu une double dimension privée et intertextuelle. Dans un geste de défi, l’écrivain s’est fait paysan, jusqu’à s’insérer dans une lignée séculaire de propriétaires terriens et à réaliser un héritage littéraire. Contempteur d’une certaine Autriche urbaine, brune ou amnésique, l’auteur s’était créé un univers rural idéal, perdu dans la campagne autrichienne qu’il affectionnait. Parce que les pierres étaient destinées à lui survivre, Thomas Bernhard a fait d’Ohlsdorf son testament spirituel, son texte lapidaire à la géométrie parfaite. Autour de photographies inédites, l’ouvrage propose au lecteur de parcourir la ferme d’un écrivain, sa vie et son oeuvre.

| 2013 | 14x22 | 72 pages | 10.20 €
ISBN : 2-915293-76-7 


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Mon Vivoir
Douze ans de stimulante sérénité dans une maison de retraite
Louis Rivière

Préface Maurice Cling

    Ces pages content les pas d’un homme âgé. Jeune rescapé des camps de la mort nazis, le résistant qu’il est resté décide de son entrée dans une maison de retraite. Dans ce qu’on appelle encore un mouroir, il va rebondir. Il s’installe dans son nouveau lieu de vie, travaille, écrit, s’intéresse à l’autre et aux autres, se nourrit de ses nouvelles relations. Nous lisons son parcours où, des réminiscences, reviennent sa rencontre et ses jeux d’enfants avec Guy Môquet, son entrée en Résistance et le camp de Sachsenhausen, ses rencontres avec les combattants espagnols ou les exilés…

    Rien ne le rebute dans sa nouvelle vie et les difficultés qu’il rencontre sont surmontées avec humour, cet humour qui a certainement du le sauver de la mort à laquelle les nazis destinaient les déportés. Je me souviens finissant de lire ces pages les mots de Jacques Brel « Mourir cela n’est rien / Mourir la belle affaire / Mais vieillir… ô vieillir ! ». Ici, Louis Rivière, que tout le monde appelle Loulou, apporte un démenti car vieillir, certes, mais comment? Et ces pages nous initient à une façon d’aborder ce comment.

| 2012 | 14x22 | 212 pages | 22 €
ISBN : 2-915293-74-0 


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