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Journaliste Syndicaliste Communiste
Trente-sept ans d'un combat dans l'audiovisuel
Jean-François Téaldi

Préface Hervé Bourges Avant-Propos Marie-George Buffet et Bernard Thibault

Cet ouvrage raconte l’histoire de combats démocratiques et syndicaux (1978/2015) dans l'audiovisuel, menés par ce journaliste-citoyen qui était aussi un syndicaliste et un militant communiste connu.  Au travers son propre vécu l’auteur retrace les évolutions du PAF vu à la fois depuis une station régionale de France 3 et depuis les sièges nationaux. La censure d’avant le 10 mai 1981, l'après 10 mai avec la fameuse « Liste Juquin » et la peur de certains journalistes, la campagne de Balladur en 1995, la censure du NON au traité constitutionnel de 2005, l'affaire de la video off de Sarkozy en 2008… Il révèle les dessous de ses relations conflictuelles mais parfois amicales avec les PDG Guy Thomas, André Holleaux, Xavier Gouyou-Beauchamps, Philippe Guilhaume, Hervé Bourges, Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin.

Jean-François Téaldi a été durant 25 ans le journaliste politique de France 3 Méditerranée. Il raconte les algarades célèbres à l'antenne et hors antenne avec Jacques Médecin, Max Gallo, Christan Estrosi, Jean-Marie Le Pen, Bernard Tapie, Bruno Mégret, Jacques Peyrat... Des émissions qui, vu son engagement contre le FN, contre la mafia des casinos, lui ont valu des menaces de mort et plus tard d'autres menaces après qu'il ait demandé le départ d'Éric Zemmour du service public. Il a présenté le Journal Télévisé, été rédacteur en chef et réalisé des grands reportages dans l'Albanie d'Enver Hodja, lors des guerres en Irak et au Liban. Il démonte aussi les mécanismes de déstabilisation d'un cadre qui dérange.  Il révèle les dessous de ses combats menés lors des grandes grèves de l'audiovisuel, ses rencontres avec Nicolas Sarkozy lors de la suppression de la publicité, ou avec son ami Georges-Marc Benamou. Il a été vice-président de l'Organisation des Journalistes en charge des libertés de la presse et a mené nombre de missions de par le monde notamment en Algérie en 1993 lors des assassinats de journalistes, il évoque aussi ses ennuis avec un procureur niçois ou avec la principauté de Monaco.  Hervé Bourges écrira en autres dans sa préface : «… avec les responsables successifs de FR3, Antenne 2, puis France Télévisions, Jean-François Téaldi tire une chronique haletante et forte : ancrée dans son expérience et son jugement personnels, relatant les combats et les coups bas, les échecs et les succès, les évidences et les incertitudes.

Jean-François Téaldi : né en 1952, adhère au PCF en 1968 dont il sera membre du Conseil National, conseiller municipal de Cagnes-sur-Mer, il fut membre des conseils de campagne de Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles de 2007 et 2012.

| mars 2017 | 16x24 | 384 pages | 23 €
ISBN : 978-2-915293-90-6 


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La promesse de l'oubli
Mon grand-père Jules Dumont Roubaix1888-Mont-Valérien 1943
Françoise Demougin-Dumont

Il tombe sous les balles des nazis, il vient d’être assassiné, et l’imaginant à l’instant où les coups de feu claquent, je ne peux que savoir que la mort d’un poète est un meurtre à l’espoir. Il a pour nom Jules Dumont et depuis trop longtemps tous voulurent l’oublier, l’omettre des pages glorieuses de notre Histoire, de notre grandeur, de notre Résistance. Dès les premiers instants de ce livre en lisant les lettres, récoltées par l’auteure, du futur fusillé nous allons sur les sentiers de la gloire et de l’écrit. Ce roman écrit par sa petite-fille fait fi à cet oubli, et nous donne pâture à une écriture à découvrir.

Car cet enfant du peuple, de condition modeste, d’un milieu d’ouvriers laissera trace dans la pensée du Parti communiste français tant par ses écrits, que ses combats, son militantisme, sa loyauté. Lui, le croyant, le pratiquant, le religieux jusqu’aux tripes devient l’image même de la jeunesse de notre civilisation quand il s’engagera auprès de la classe ouvrière et qui deviendra le chant de ses espoirs, le sacerdoce de ses engagements, un militant. Il fut combattant de tous les conflits du XXsiècle de la pacification du Maroc, à la guerre de 14-18, mais aussi aux côtés du Négus en Abyssinie, et encore avec les Républicains en Espagne, et toujours résistant contre l’occupant nazi et ses sbires.

L’auteure Françoise Demougin-Dumont nous concocte un texte où la passion, l’imaginaire, le voyage, l’amour, la quête de la justice se mêlent comme si la réalité était allégorie et le fictif une vérité qui anoblit la destinée du héros. Pourtant, une blessure trace au travers de ses mots qu’il nomme « un accident », en époux trahi, il vivra en reclus de sa propre cellule familiale et s’intentera d’un pardon comme un dû à la faute de celle qu’il aime. Et cette énigme — nœud gordien de ce récit — laisse à tout lecteur la folie de la résoudre. Avant d’être fusillé il écrira : « je suis tellement sûr qu’on ne me connaissait pas ! ». Il était enfin temps de le découvrir.

Françoise Demougin-Dumont est née en 1957 à Rabat (Maroc). Après une enfance et une adolescence passée à Dakar (Sénégal), où son père est conseiller du président Senghor, elle poursuit des études supérieures classiques en France : agrégation des Lettres et doctorat de littérature française et devient enseignante-chercheuse, professeure des universités.

| Mai 2017 | 14x22 | 144 pages | 13 €
ISBN : 9 782915 293929 


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Vie d'une Pied-noir avec un Indigène
Carnets d'Algérie 1919-1962 Mourir chambre 58
Jean-Philippe Nottelet

Comme l’a écrit Albert Camus dans Noces — dont l’héroïne de ces pages évoque cette grande figure d’humanité dans un de ses échanges épistolaires avec Paulette Roblès — « Comment faire comprendre pourtant que ces images de la mort ne se séparent jamais de la vie ? ».

Mais tel que le dénonce son fils Jean-Philippe : la vie ou la fin de vie ne peut admettre, tolérer, banaliser ni l’injustice et ni l’incurie de quelques médecins passant aux pertes et profits dans la morgue de leur statut, les volontés écrites de la malade Léa Nottelet. L’ignominie de sa souffrance nous devient insupportable et ces enfants accourus pour la soutenir, l’aider de leur amour nous brisent encore plus l’âme sur notre vérité d’humanité. Ce livre nous fait découvrir cruellement la fin de parcours de Léa mais aussi sa naissance, son enfance, son adolescence au sein d’une famille pauvre dans une Algérie colonialiste. Nous vivons grâce à son journal que son fils nous fait appréhender dans cet ouvrage, sa rencontre, son amour et sa volonté d’unir sa vie avec un Indigène. Cet Indigène fils d’une famille d’élite Kabyle catholique dont le grand-père fut un avocat et homme politique incontournable dans les premières années de la tragédie algérienne. Et son époux Salah, Henri, cet Indigène mort d’un crime jamais jugé.

Il faut lire la passionnante histoire de cette Pied-noir, rare européenne à choisir d’épouser un Indigène et qui nous offrira malgré la bêtise cruelle, une histoire d’un romantisme et d’un romanesque à imiter.

Jean-Philippe Nottelet a consacré quatre ouvrages à sa famille paternelle. Il a rendu hommage à la mémoire de son père assassiné et dont il a dénoncé les auteurs de ce crime inexpiable. Il a défendu l’action politique de son grand-père en Algérie. Ici, le fils adopte fièrement le patronyme de sa mère dont il décrit la vie de Pied-noir mariée à un Indigène, faite de combats contre le racisme. Médecin, le réquisitoire accablant qu’il prononce contre les conditions de la fin de vie dans un hôpital est sans appel.

| juin 2017 | 14x22 | 216 pages | 18 €
ISBN : 978-2-915293-93-7 


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Dawson île 10
Un camp de concentration sous Pinochet
Sergio Bitar

Préface Miguel Littin Avant-propos Isabel Allende

Dans son avant-propos Isabel Allende plante d’entrée le décor de Dawson île 10, Un camp de concentration sous Pinochet : « Les pages qui suivent illustrent parfaitement l’histoire ensanglantée de notre République, tout comme l’expérience concentrationnaire dont Sergio Bitar fut témoin et victime. » Nous faisons ici et maintenant une plongée dans l’univers répressif de la dictature chilienne, au lendemain du coup d’État du 11 septembre 1973. Ces pages sont écrites dans un style minutieux, à vocation de témoigner, de laisser trace dans l’histoire, et de raconter le quotidien — d’instant en instant — de l’univers concentrationnaire du camp de Dawson île 10. Ce récit révèle avec détermination l’acharnement des militaires à déshumaniser ces anciens responsables politiques de l’Unité populaire, trop connus pour être « disparus », et qui subiront jusqu’à l’épuisement : la violence, le désespoir… C’est une chronique sur les détenus mais aussi sur leurs geôliers dans une description sobre et scrupuleuse.

Comme le constate Miguel Littín dans sa préface : « J’ai compris alors l’essence même du livre de Sergio Bitar : aux expériences de leurs geôliers, les hommes de Dawson firent face avec loyauté et fermeté, à la violence ils opposèrent l’humanisme, à la brutalité, la culture, et cela avec une cohérence telle qu’ils finirent par désarmer leurs oppresseurs. »

Cet ouvrage certes fait acte de mémoire mais aussi est l’outil essentiel de la reconstruction et de la transition démocratique du Chili et contribuant à cicatriser la profonde blessure de son peuple.

Sergio Bitar né le 30 décembre 1940 à Santiago du Chili, ministre dans le gouvernement du président Salvador Allende. A été ministre dans divers gouvernements de l’après Pinochet.

| février 2017 | 14x22 | 278 pages | 20 €
ISBN : 978-2-915293-91-3 


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